2011/12/1
Un exemple qui ne peut être de notre monde Socrate est condamné à mort injustement. Ses amis ont préparé sa fuite, mais le grand homme est trop respectueux des lois pour les violer, même quand elle le frappe. Il refuse donc de s’enfuir et dit donc à son ami Criton que, même s’il en avait la tentation les « Loi » se dresseront à la porte de la prison et lui diraient :
Socrate que vas-tu faire ? Qui t’a protégé depuis le jour où tu es né, sinon, nous, les lois d’Athènes ? Qui t’a assuré l’exercice de ta liberté, la jouissance de tes biens ? Qui t’a garantit contre toutes les violences ? Qui t’a procuré une vie heureuse et paisible ? Qui a veillé sur toi à toute heure du jour et de la nuit ? …
Ce que nous avons fait pour toi, nous l’avons fait à une condition : c’est que tu nous obéirais à toute occasion, que tu nous serais dévoué, que tu accepterais les charges du contrat aussi bien que ses avantages. Tu pouvais aller vivre au-dehors, nous te le permettrions ; tu ne l’a pas fait, tu es resté notre sujet, volontairement. Le moment est venu où nous te demandons le sacrifice de ta vie : peu importe que tu sois condamné à tort, puisque tu es condamné en notre nom. Ce sont les hommes qui sont injustes et non nous…
Si tu te dérobes à la loi sous prétexte que tu es innocent, pourquoi un autre, bien que coupable, n’en ferrait-il pas autant ? Plus tu es sans reproche, plus tu dois le bon exemple.
Younoussa Camara, professeur de sociologie politique Tel : 64.26.86.64 E-mail : tontonyou2001@yahoo.fr
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